Sculpture et espace urbain

Sculpture et espace urbain en France. Histoire de l’instauration d’un dialogue

    

      En navigant sur les sites pour trouver des articles porteurs pour notre recherche, je suis tombée sur la recension de la thèse de Sylvie Lagnier, soutenue à Lyon II en 1998 en Histoire de l’art et dont le sujet concerne le rapport entre sculpture et espace urbain. C’est le site de la revue européenne de géographie  « cybergeo » qui nous la fait connaître.

      Venez découvrir le site cybergeo. org de la Revue Européenne de Géographie  qui  propose  l’article écrit par Eric Boutouyrie sur la thèse de Sylvie Lagnier. Il ne vous séduira pas par ses couleurs que nous jugeons très tristes et par une mise en page certes efficace mais peu agréables à consulter. Un esprit austère guidé par son seul souci d’efficacité classificatoire lui a donné le jour. Rien d’étonnant a vérifié plus avant que ce site appartient au CNRS  et a été conçu pour les chercheurs en géographie   afin de recenser la totalité des travaux sur la géographie dans tous ses aspects comme la thèse répertoriée de Sylvie Lagnier qui bien que non géographe  interroge l’espace urbain dans son rapport avec la sculpture selon des volontés politiques.

      La navigation dans le site est très aisée : un index (auteurs, mots-clés, chronologie, langue) renvoie directement à ces catégories. Ce site propose les langues européennes : anglais, russe, allemand, portugais, espagnol, néerlandais et italien. Il vous suffit de cliquer sur votre langue maternelle pour naviguer confortablement sur le site. Neuf rubriques renvoient aux articles ainsi bien répertoriés selon les thématiques suivantes  et à l’intérieur chaque thématique des sous rubriques. Vous l’avez compris un ensemble bien classé et très fonctionnel, conçu pour accéder vite et bien à des thèses, des articles, une réservoir de données scientifiques…mais pas de plaisir visuel ni ergonomique à naviguer sur le site.

      Venons-en maintenant à l’article d’Eric Boutourie sur la  thèse de Sylvie Lagnier. Ce géographe  synthétise les acquis de cette thèse, soutenue en 1998 à LYON II en Histoire de l’Art concernant « le rôle de l’art contemporain dans la ville et, plus spécifiquement, de la sculpture publique dans le paysage urbain avec, comme points d’appuis thématiques, trois axes directionnels transversaux: tout d’abord, la "politique" et le rôle des commanditaires dans la naissance des projets d’installations; ensuite, le "lieu", comme réceptacle d’un travail artistique et, en retour, comme porteur de sens pour les citadins; enfin, "la réception", avec le rapport des individus aux espaces modifiés par les sculptures contemporaines. » Politique, lieu et réception, voilà bien les trois mots clés d’un questionnement sur sculpture et espace urbain.

      L‘étude chronologique permet de rappeler l’apport décisif d’André Malraux avec la loi du 1%, votée en 1951 (cette loi impose aux maîtres d’ouvrages publics de consacrer 1% du coût de construction à la réalisation d’œuvres d’art contemporain intégrées au projet architectural. Cette loi voulait rompre avec une vision élitiste de la création, sortir l’art de ses espaces réservés. Il s’agissait de restaurer les conditions d’un dialogue entre art et architecture, tout en offrant aux artistes un soutien important et au public un contact direct avec la création contemporaine.

      C’est bien sûr l’arrivée d’André Malraux en 1959 comme ministre d’État chargé des Affaires Culturelles qui va donner une impulsion au dispositif. Le «1%», dont les modalités ont été simplifiées, est à ce jour ouvert à l’ensemble des formes d’expression dans le domaine des arts visuels.) Cette loi confère au sculpteur un rôle social à jouer dans l’espace urbain. Puis, nous retiendrons l’importance donnée à la sculpture urbaine,  selon Sylvie Lagnier, reconnue selon quatre critères :

  • la sculpture comme garante de la qualité des espaces publics ;
  • la sculpture comme indicateur du rayonnement de l’art contemporain ;
  • la sculpture comme modificatrice de l’identité d’un lieu (appropriation de ronds-points) et comme productrice de haut lieu ;
  • la sculpture comme resémantisateur d’espaces à partir d’éléments commémoratifs

Aussi, il nous semble intéressant et porteur de mettre en rapport avec cette thèse  l’installation faite par Brancusi  de la Colonne sans fin  à Targu Jiu en Rouamanie en 1928.

      C’est pourquoi, nous argumentons que Brancusi  doit être considéré  comme le précurseur du rapport entre sculpture et environnement au sens que nous lui donnons en 2013, c’est-à-dire un rapport de sens et de beauté entre la place donnée à la sculpture et le lieu même où elle est érigée. La Colonne sans fin fut érigée  en 1928 pour célébrer la mémoire des jeunes Roumains morts lors de la Première guerre mondiale de 1914-1918 . Elle fait référence aux piliers funéraires utilisés au sud de la Roumanie  Associée à la Porte du baiser et à la monumentale table ronde , la Colonne sans fin  délimite et construit un ensemble monumental voulu par Brancusi en accord avec le gouvernement  roumain de l’époque dans l’entre- deux guerres. La loi du 1% de Malraux n’existait pas encore, aussi jugeons- nous cette  réalisation de Brancusi à l’époque  comme absolument novatrice et avant-gardiste.

Points positifs

  • site à la navigation aisée
  • grande richesse des documents
  • ergonomie facile

Points négatifs :

  • aucun document photographique ni aucune vidéo
  • esthétique à dominante triste même si les couleurs facilitent la navigation
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